Donald Trump avait annoncé vendredi, après la clôture des marchés agricoles, que la Chine s’était engagée à acheter des biens agricoles pour 40 à 50 milliards de dollars. C’est a priori une bonne nouvelle puisque la Chine a importé tout juste 9 milliards de dollars agricoles en 2018, contre 19,5 milliards un an plus tôt, avant le lancement de la guerre commerciale.

« Encore beaucoup d’incertitudes »

Mais « il reste encore beaucoup d’incertitudes sur les achats » évoqués par le locataire de la Maison Blanche, remarque Mike Lung, de la maison de courtage Allendale : les Chinois vont-ils confirmer cet engagement ? Si oui, vont-ils commander plus de coton, de soja, de porc, d’éthanol ? Et sur quelle période de temps ?

Les marchés du soja et du porc, les produits américains qui pourraient le plus profiter de cet apaisement, « ne semblent pas avoir envie de s’emballer trop vite », souligne le courtier. Quant à la météo, les prévisions pour les dix prochains jours se montraient moins menaçantes après la neige tombée vendredi et samedi sur certaines zones du centre des États-Unis.

Le marché est resté d’autant plus sur la réserve que les courtiers ne pouvaient pas s’appuyer sur les rapports officiels habituellement publiés le lundi, sur les exportations et sur l’avancée et la qualité des récoltes, en raison du Colombus Day, un jour semi-férié aux États-Unis.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé lundi à 3,9775 dollars, comme vendredi.

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,1100 dollars, contre 5,0800 dollars à la précédente clôture (+0,59 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, s’est établi à 9,4050 dollars, contre 9,3600 dollars avant le week-end (+0,48 %).

AFP
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« Hésitation » sur le marché du blé

Les marchés des céréales ont été marqués hier, le 8 août 2022, par une « forte hésitation », souligne Agritel. En cause : les perspectives d’augmentation des chargements au départ de la mer du Nord qui « demeurent un facteur à suivre ».