Plusieurs analystes notaient que la production de blé devrait s’afficher en retrait par rapport à l’année précédente dans plusieurs pays de l’hémisphère Nord, dont l’Allemagne et la Russie.

Par ailleurs, souligne Ami Heesch, de CHS Hedging, « les prévisions météorologiques américaines suggèrent qu’il y a 54 % de chances pour que les zones productrices de blé en Argentine soient confrontées au phénomène climatique connu sous le nom de La Niña entre septembre et décembre », qui se caractérise notamment par des températures plus froides que d’ordinaire à la surface de la mer. « Si celui-ci avait lieu, il interviendrait à un moment où les cultures sont dans la phase critique de leur développement », précise Mme Heesch.

Recul du dollar

Les prix des produits agricoles ont également été portés le mercredi 15 juillet 2020 par la baisse du billet vert. Blé, maïs et soja étant libellés en dollars, un recul de la devise américaine a tendance à les rendre moins chers pour les investisseurs munis d’autres monnaies.

Par ailleurs, la Chine a passé de grosses commandes de soja (389 000 tonnes) et de maïs (132 000 tonnes) pour la deuxième journée d’affilée, selon le système du gouvernement américain qui recense les ventes privées au jour le jour.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé mercredi à 3,3400 dollars, contre 3,3375 dollars la veille (+0,07 %).

Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le plus actif, a fini à 5,5075 dollars, contre 5,2675 dollars à la précédente clôture (+4,56 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 8,8275 dollars, contre 8,7750 dollars mardi (+0,60 %).

AFP
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Le blé sans entrain face à une offre mondiale abondante

Les cours du blé étaient en très légère baisse, vendredi 7 août après-midi, tiraillés entre une production européenne en repli et une offre mondiale attendue en abondance.