Comme la veille, « les prix du blé sont, au niveau mondial, tirés vers le haut par les achats effectués par quelques pays », relève Don Roose, de la maison de courtage US Commodities. L’Égypte en particulier a passé mercredi des commandes à la Russie, l’Ukraine et la France à des prix plus élevés qu’attendu, selon lui.

Dans le même temps, « la sécheresse se poursuit en Argentine et en Australie, où les rendements ont été revus à la baisse », relève M. Roose en mettant aussi en avant des mouvements techniques pour expliquer la hausse du blé.

Blé abondant sur le marché mondial

« Le petit affaiblissement du dollar ces derniers temps a aussi probablement contribué à cette progression dans la mesure où cela rend le blé américain plus compétitif sur le marché mondial », estime Carsten Fritsch, de la Commerzbank. Le blé américain libellé en dollar devient en effet mécaniquement moins cher pour les acheteurs munis d’autres devises.

Toutefois, ajoute l’expert, « le blé reste abondant sur le marché mondial cette année, ce qui ne fournit aucun argument en faveur de nouvelles hausses de prix ».

Les cours du maïs et du soja, de leur côté, « ont été soutenus par l’incertitude croissante sur l’impact du blizzard » qui a affecté certaines zones de production la semaine dernière, indique Don Roose. Le ministère américain de l’Agriculture a notamment indiqué vouloir recueillir de nouvelles informations sur les récoltes de maïs et de soja dans le Minnesota et le Dakota du Nord après des chutes de neige.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,9475 dollars, contre 3,9175 dollars mercredi (+0,77 %).

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,2550 dollars, contre 5,1325 dollars à la précédente clôture (+2,39 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, s’est établi à 9,3150 dollars, contre 9,2800 dollars la veille (+0,38 %).

AFP
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En blé et maïs, le tassement des cours se poursuit

Ce sont davantage les perspectives élevées d’exportations russes que la reprise du trafic maritime en mer Noire qui tirent le prix des céréales vers le bas.