À près de 6,8 milliards (Md) d’euros, le déficit commercial de la filière du bois s’est encore creusé, avec une baisse de 6,4 % par rapport à l’année précédente. Comme le souligne le ministère de l’Agriculture dans sa dernière note de conjoncture publiée le 28 février 2019, « les importations atteignent 16,7 milliards d’euros (+4,1 %) et les exportations 9,9 milliards d’euros (+2,5 %) ».

Le secteur des pâtes à bois, à lui seul, représente près de 53 % des importations qui justifient ce déficit. Difficile, pourtant, de le montrer du doigt, puisqu’il génère par ailleurs près de 63 % de la valeur des exportations. Le solde des panneaux s’améliore, quant à lui, de 10 %, tout comme l’excédent du bois d’œuvre et de trituration de feuillus, qui croît de 13 % sur un an.

Les importations de chêne augmentent

Au sein de cette dernière catégorie, comme le remarque le ministère, « le chêne est la seule essence feuillue dont les importations augmentent ». Une augmentation notable de près de 45 % par rapport à 2017.

Qui sont les clients du bois français ? « L’essentiel des transactions, précise le ministère, s’effectue au sein de l’Union européenne. » Ce sont ainsi près de 80 % des importations et 74 % des exportations qui proviennent de nos voisins européens.