Un membre du bureau du HCB (Haut-Conseil des biotechnologies), Patrick de Kochko, a fait savoir lundi, dans une lettre à la présidente de l’organisation, qu’il venait de démissionner de cette instance dénonçant « les manœuvres du Bureau pour empêcher la publication d’éléments scientifiques importants qui remettent en cause la soi-disant précision de ces nouvelles techniques de manipulations génétiques et leur soi-disant innocuité ».

Patrick de Kochko était l’un des deux vice-présidents du Comité économique, éthique et social (CEES) du HCB. Mais « au final ces manœuvres ont permis au gouvernement d’opter pour la déréglementation totale de ces nouveaux OGM et ce, sur la base d’un pseudo-avis rédigé essentiellement par un petit groupe d’experts très liés à l’industrie des biotechnologies et sans même attendre la fin des débats sur les enjeux éthiques, sociaux et économiques censés se tenir au CEES ».

Huit organisations ont suspendu leur participation aux travaux du HCB

Dans sa lettre de démission datée du 9 avril 2016, il précise que « ces grandes manœuvres visent à empêcher que les éléments scientifiques apportés par Yves Bertheau complètent ceux apportés par le groupe de travail « Pagès » (Jean-Christophe Pagès est président du comité scientifique, ndlr) dans la note transmise par le bureau du HCB au gouvernement et à la Commission européenne au début de février. »

En tant que coordinateur du Réseau Semences Paysannes, il fait donc partie des huit organisations paysannes et de la société civile qui ont suspendu la semaine dernière leur participation aux travaux du HCB tant que tous les avis ne seront pas réellement pris en compte. Yves Bertheau, membre du comité scientifique, avait aussi démissionné.

I.E.