Dans sa note de service datée du 13 août 2019 et publiée le 15 août 2019 au Bulletin officiel, la DGAL, Direction générale de l’alimentation, recense 4 424 inspections réalisées de février 2016 au 31 décembre 2018, dans des élevages, toutes productions et hors adhérents à la charte sanitaire relative à la lutte contre les salmonelles.

Les chiffres s’améliorent

La DGAL calcule que parmi les établissements visités, 64 % sont évalués conformes à la réglementation ou en non-conformité mineure. 17 % sont en non-conformité majeure et 19 % en non-conformité moyenne.

C’est largement mieux que lors de la première campagne de contrôle en 2016-2017, où 25 % des sites étaient en non-conformité majeure. Cette amélioration, la DGAL l’explique par l‘impact des rétrocontrôles réalisés après le constat des non-conformités.

L’école nationale vétérinaire a analysé les résultats de cette première campagne de contrôles. La DGAL considère comme « globalement très satisfaisantes » :

  • Les pratiques de biosécurité relatives au respect de la conduite en bande unique par unité de production ;
  • La présence de matériel spécifique par unité de production ou faisant l’objet d’un nettoyage désinfection après chaque utilisation ;
  • La présence de protection des dispositifs d’abreuvement et d’alimentation ;
  • Les mesures de protection du stockage des aliments ;
  • Les conditions de stockage des fumiers, lisiers et fientes.

À l’inverse, elle souligne les nombreuses non-conformités observées pour :

  • La définition et la délimitation des zones du site d’exploitation ;
  • Le protocole de nettoyage désinfection ;
  • La disposition et l’équipement des sas ;
  • La présence d’un protocole de lutte contre les nuisibles.

Les élevages de palmipèdes gras en avance

Pour la période de février 2016 au 31 décembre 2018, les élevages de palmipèdes gras présentent un taux de conformité légèrement supérieur à la moyenne : 68 %. Cela « s’explique par les efforts rapides de la filière pour mettre en conformité les outils de production avec les dispositions réglementaires ».

La DGAL attribue aussi ce chiffre un peu plus élevé à « une prise de conscience et une sensibilité accrue des exploitants au regard des conséquences des deux crises de grippe aviaire hautement pathogène ». Et à « la pression des actions de contrôle et de rétrocontrôle ».

Des disparités qui s’expliquent

L’Administration pointe du doigt les élevages multi-espèces de taille modeste qui « présentent le taux de non-conformité majeure le plus élevé […] ». Pourquoi ? À cause de « la moindre sensibilité des éleveurs, de difficultés de communication envers cette filière, de particularités de production et de l’absence de suivi technique par des groupements de producteurs ».

En termes géographiques, la majorité des élevages des bassins ouest et sud-ouest sont considérés comme « plutôt conformes par rapport aux dispositions réglementaires ». Dans le Sud-Est, le taux de conformité est plus faible. Ce qui peut s’expliquer par « une production moins organisée, constituée de nombreux élevages indépendants en multi-espèces et en circuits court ».

Ces contrôles sont réalisés dans le cadre de l’application de l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles […] dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire.

E.R.