Alors qu’une étude du cabinet Xerfi a estimé les revenus de la filière (développeur, maître d’œuvre, constructeurs, exploitants, etc.) à 390 millions d’euros l’an dernier, elle estime qu’ils atteindront 920 millions d’euros en 2020.

La consommation de biogaz devrait elle aussi doubler d’ici à 2018 après avoir progressé de 10 % en 2015. « Mais attention, à ne pas verser dans l’euphorie », prévient l’étude, « les objectifs fixés pour la filière à l’horizon de 2020 ne seront pas totalement atteints », du fait notamment des difficultés à rentabiliser les unités de production de biogaz.

Le biogaz est issu de la méthanisation par fermentation des déchets organiques agricoles (effluents d’élevage, déchets végétaux) ou de l’industrie agroalimentaire, mais aussi des boues d’épuration des eaux usées. La France s’est fixé un objectif de 1 000 unités de méthanisation en 2020, contre 421 existantes à la fin de 2015, et un rythme d’installation de 50 unités par an depuis 2012.

Malgré le soutien public important à la filière, via des tarifs d’achat bonifiés du biogaz produit et des aides aux installations, la lenteur du développement du biogaz tient à des problèmes techniques d’adaptation du matériel par rapport aux intrants et à des acteurs très éclatés qui gagneraient à se structurer, juge l’étude.

AFP