Cette semaine, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement, ont dévoilé leurs arbitrages sur la future réglementation environnementale de 2020 (RE2020).

Retrouvez notre dossier dans La France Agricole sur les matériaux biosourcés

Répondre aux objectifs de la stratégie bas carbone

Dans un communiqué de presse du 27 novembre 2020, l’Association des industriels de la construction biosourcée (AICB) « se félicite de ces orientations » destinées à répondre aux objectifs de la stratégie nationale bas carbone.

Selon l’AICB, cela traduit « concrètement la volonté inscrite depuis la loi Elan, d’aller vers des bâtiments qui stockent du carbone, avec notamment la prise en compte d’une analyse de cycle de vie dynamique et la création d’un indicateur de stockage carbone. »

Stockage carbone, un indicateur qui reste flou

La future RE2020 concrétise la volonté des pouvoirs publics « d’une utilisation accrue des matériaux biosourcés, notamment dans le bâtiment », débute l’AICB dans son communiqué.

Elle poursuit : « Associé aux produits de construction biosourcés, le bâtiment n’est plus un problème, mais une solution aux enjeux environnementaux auxquels nos sociétés sont confrontées. »

Néanmoins, fort de ce postulat, l’association regrette « que l’indicateur de stockage carbone ne soit donné qu’à titre indicatif et qu’aucune exigence n’y soit associée ».

Des actions concrètes pour répondre à la RE2020

La filière industrielle, et notamment les fabricants d’isolants biosourcés regroupés au sein de l’AICB, se disent aujourd’hui « en ordre de marche afin de répondre dans de bonnes conditions à la demande de la RE2020 ».

Et de détailler ensuite les actions concrètes mises en place :

  • Des investissements industriels massifs de plusieurs dizaines de millions d’euros, afin d’augmenter les capacités de production pour répondre à une demande croissante ;
  • Des garanties sur la performance et la qualité des produits, avec des produits qui s’inscrivent dans les cadres normatifs et de certification du secteur du bâtiment (normes, avis techniques, certifications de la performance, etc.) ;
  • Une totale transparence sur le contenu en biosourcé des produits commercialisés, avec des produits labellisés « produit biosourcé ».
Oriane Dieulot