À partir de 2025, les produits transformés vendus dans les 9 500 magasins européens de Carrefour sous les marques Carrefour, Filière Qualité Carrefour, Reflets de France, et sous la marque blanche, ne contiendront plus d’œufs issus de poules élevées en cage. Une décision saluée par L214, selon qui « l’engagement de Carrefour répond aux attentes d’une opinion publique ».

À la fin de 2017, le distributeur avait déjà fait des annonces similaires pour les œufs coquille de ses rayons. Ainsi, pour Agathe Grossmith, directrice de projets en RSE chez Carrefour, « l’élargissement des engagements du groupe aux œufs ingrédients est un passage dans la continuité ». Et concernant les produits issus d’usines situées hors des frontières hexagonales, « les fournisseurs de Carrefour feront passer cette nouvelle demande auprès de leurs propres fournisseurs ».

Transition par contractualisation

Pour le développement de systèmes d’élevages alternatifs, plein air, ou même bio, Carrefour propose à ses producteurs une contractualisation de trois ans au minimum. « L’accompagnement des producteurs dans cette transition est essentiel », estime Agathe Grossmith. Une transition générale vers le bien-être animal qui comprend, outre les œufs sans cages, le bœuf bénéficiant de six mois de pâturage, le veau sur paille, ou le porc plein air.

Le groupe trouve la direction des changements à mener grâce à des panels réunissant des consommateurs, des éleveurs, des représentants d’organisations professionnelles, ou des associations. « Nous travaillons avec le CIWF sur de nombreux sujets, mais également Welfarm, L214, et avec l’OABA ». C’est d’ailleurs dans le cadre de ses échanges avec cette dernière structure que Carrefour auditera en 2019 près de 84 abattoirs.

« L’installation des caméras, explique Agathe Grossmith, fait partie des points contrôlés. Il est indispensable pour nous de pouvoir garantir des bonnes pratiques, tant sur le transport que sur l’abattage. » Hors de question pour le groupe Carrefour, cependant, de partager les projets de ceux qui voudraient voir l’élevage disparaître. « Nos patrons sont les clients, et ils demandent encore des produits carnés », assure Agathe Grossmith.

Ivan Logvenoff