« Avec un peu plus de 14 000 tonnes de beurre vendues en grande distribution la semaine du 30 octobre au 5 novembre, le retour à la normale semble proche pour les volumes », affirme le cabinet, spécialisé dans les études de consommation.

Pour Nielsen, cette stabilisation est notamment due à un « ralentissement du phénomène de stockage des consommateurs, qui s’étaient rués sur le beurre les semaines précédentes ». Certains d’entre eux ont également « reporté leurs achats dans le temps, ou vers d’autres catégories », précise l’étude. Le cabinet relève notamment une progression de 10 % des ventes des margarines.

53 % de la demande de beurre insatisfaite

« Les rayons de beurre chez les distributeurs continuent d’être peu fournis. En moyenne, le taux de rupture atteint 53 % sur la semaine du 30 octobre au 5 novembre », note le cabinet, soit une hausse de 5 points par rapport à la semaine précédente.

« Pour répondre à la demande des consommateurs qui s’accélère, nous observons que certains magasins ont augmenté leurs stocks de sécurité au-delà du nécessaire, pour recevoir de plus grandes quantités de beurre. Or, cela peut avoir un effet pervers car ces fortes commandes simultanées font se vider plus vite les entrepôts censés servir de soupape de sécurité », observe Sébastien Etévé, expert « anti-ruptures » chez Nielsen.

Enfin, le chiffre d’affaires continue de grimper, avec une progression de 17 % sur un an glissant.

V. Gu., avec l’AFP