Cette démarche de responsabilité sociétale formalise depuis février 2017 toutes les initiatives de la profession en matière de développement durable. Interbev a choisi d’en faire le cœur de sa convention annuelle, qui se déroulait ce 28 juin à Paris.

La première étape de ce processus est d’établir un état des lieux partagé des pratiques et des axes de progrès. L’interprofession a tenu à ouvrir le dialogue aux parties prenantes de la société civile, notamment les ONG de protection de l’environnement, de protection animale et les associations de défense des consommateurs.

« Beaucoup de travail a déjà été réalisé, se félicite Marc Pagès, directeur général d’Interbev. Nous avons recensé nos atouts et il nous revient de les faire connaître davantage. Nous prenons aussi conscience de nos faiblesses et nous allons travailler dessus. »

Des bases scientifiques

« Manger mieux, c’est notre souhait, explique Dominique Langlois, président d’Interbev. Mais il faut définir ce que l’on met derrière le terme “mieux”. Le pacte sera notre feuille de route pour les États-généraux de l’alimentation qui débuteront en juillet. »

Et pour développer un discours solide, l’interprofession travaille main dans la main avec l’Inra. « On ne peut pas répondre de façon simpliste aux attaques simplistes, estime Philippe Mauguin, le PDG de l’institut. La recherche est là pour apporter des bases scientifiques, rappeler les atouts de l’élevage et trouver des solutions techniques aux défis que rencontre la filière. »

V.S.