Dénonçant une « situation de guerre des prix des acteurs de la distribution qui tire l’ensemble des offres vers le bas », le groupe indique que le premier semestre de 2017 « a été caractérisé par une forte hausse du coût des matières premières non répercutées sur les prix de vente à la distribution ».

Les ventes sont en recul de 2,8 %, à 717 millions d’euros. Cette évolution n’intègre « pas les joint-ventures en Italie et en Espagne qui ont connu une belle croissance », souligne Jean-Louis Roy, directeur administratif et financier.

Dégradation de la rentabilité du pôle GMS et libre-service

Conformément aux prévisions du groupe l’an dernier, le résultat opérationnel a reculé de près de 10 millions d’euros. La société mettait alors déjà en avant la dégradation de la rentabilité du pôle grandes et moyennes surfaces (GMS) et libre-service.

Le groupe, qui a engagé en 2017 un plan d’économies et d’amélioration de la productivité, espère « renouer durablement » avec la croissance de ses ventes et de son résultat opérationnel courant.

« Les premiers effets positifs de la mise en œuvre de notre transformation sont apparus dès le deuxième semestre de l’année 2017 », a déclaré M. Roy.

Afin de répondre d’avantage aux attentes sociétales, notamment sur la qualité, le groupe a rappelé la création d’une « filière d’élevage porcine bio d’excellence », avec l’entreprise Vallegrain. Il a également rappelé son engagement dans le Nutri-Score, étiquetage nutritionnel choisi par la France pour mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

Prudence sur les EGA

Concernant la future loi issue des États-généraux de l’alimentation, qui vise à mieux répartir la valeur des produits alimentaires entre distributeurs, industriels et agriculteurs, Fleury Michon s’est voulu très prudent. « Entre les intentions évoquées lors des États-généraux et la réalité qu’on a pu connaître au travers des négociations commerciales de l’exercice 2018 », cela « montre qu’il nous faut être prudent et attendre de voir si les choses vont effectivement changer un peu plus en profondeur », a déclaré M. Roy.

AFP