Le débat public sur l'avenir de la Pac, lancé sur internet, par Dacian Ciolos le 12 avril, a été prolongé d'une semaine jusqu'au 11 juin, a prévenu la Commission vendredi.

Devant l'affluence des réponses qui arrivent sur le site chaque jour depuis avril, le commissaire à l'Agriculture est allé dans le sens des nombreuses sollicitations qui lui demandaient de prolonger ce débat public, a indiqué la Commission dans un communiqué.

Jusqu'ici,  plus de 3.700 contributions ont été déposées sur le site de la Commission, le débat s'articulant autour de 4 questions :

Pourquoi avons-nous besoin d'une Pac ?

Qu'est-ce que les citoyens attendent de l'agriculture ?

Pourquoi réformer la Pac ?

De quels outils avons-nous besoin dans la Pac de demain ?

Après la clôture de ce débat, des experts extérieurs à la Commission feront l'analyse des réponses. Elle sera présentée à la conférence des 19 et 20 juillet à Bruxelles, laquelle se penchera sérieusement sur l'avenir de la Pac, a détaillé la Commission.

Jeudi, un groupe consultatif composé de 140 représentants d'organisations agricoles, de l'industrie, des régions rurales et des consommateurs est entré dans le débat sur l'avenir de la Pac, souligne Bruxelles. « Ces discussions s'inscriront aussi dans la conférence des 19 et 20 juillet, prévient la Commission.

Le Copa-Cogeca (organisations agricoles et coopératives de l'UE) qui y participait a mis en avant le « besoin de disposer d'une Pac forte, qui renforce le rôle économique des agriculteurs et donc leur capacité à garantir la sécurité alimentaire, la sûreté des aliments, l'emploi rural, une forte biodiversité environnementale et le bien-être animal ».

Les organisations agricoles européennes ont insisté sur « leur capacité à relever les nouveaux défis tels que le changement climatique ». Le Copa-Cogeca a également « rappelé que les importations devaient respecter les normes européennes élevées ».

B.V.