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Les antispécistes n’auront pas le dernier mot

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Incendie dans un abattoir - Les antispécistes n’auront pas le dernier mot
Situé dans le petit village d’Hotonnes dans l’Ain, l’abattoir Gesler a été reconstruit après un incendie criminel revendiqué par une organisation antispéciste.. © Entreprise Gesler

Dans l’Ain, deux ans et demi après l’incendie criminel revendiqué par un groupuscule anti-viande, l’abattoir Gesler a reconstruit son outil d’abattage, de découpe et de salaison.

« Le dernier atelier a été réin­tégré à Hotonnes en no­vembre, se félicite Myriam Gesler, présidente du groupe éponyme d’abattage, de découpe et de salaison. Les dernières factures ont été envoyées aux assurances. Aujourd’hui, tout le monde se retrouve sous le même toit. C’est une grande satisfaction. »

Activité délocalisée

Pendant de longs mois, après l’incendie criminel qui a dévasté l’entreprise, l’activité avait dû être délocalisée. Une partie du personnel (80 salariés) partait chaque nuit à 3 h pour rallier les abattoirs de Lyon-Corbas (125 km) ou de Bonneville (90 km).

« Nous avons tenu grâce à notre personnel extraordinaire, souligne Myriam Gesler. La fidélité des clients, le soutien de l’Administration, de la filière et des éleveurs, la solidité financière de l’entreprise ont été déterminants dans cette période très difficile. »

Partie civile

Décontaminé et reconstruit, l’outil (4 000 t de gros bovins abattus par an) est plus fonctionnel et plus performant. « Le site avait été construit en trois phases, il y avait des doublons. À présent, tout est organisé de façon optimum. La Région et le dé­par­tement ont donné des aides. Un dossier a été créé au titre du plan de relance. »

La crise de la Covid, avec la fermeture des restaurants, freine toutefois la reprise. Et faute de demande, les cours du cuir se sont écroulés. Mais l’entreprise travaille. Ce printemps, les nouvelles recettes de charcuterie, fabriquées à partir de carcasses de porcs achetées à l’extérieur, seront ajustées au nouveau matériel. Le niveau d’activité d’avant l’incendie devrait être vite récupéré.

La famille Gesler-Favre espère que les responsables de cet « attentat » seront jugées prochainement. L’entreprise s’est portée partie civile et le personnel envisage de le faire. En novembre 2019, lors d’une audition parlementaire sur la question de l’anti­spécisme, Myriam Gesler a dit à trois activistes qu’en incendiant son abattoir, ils avaient franchi une ligne rouge et desservi leur cause. Un fait qu’ils ont admis.

À lire aussi : Six militants antispécistes arrêtés après l’incendie de l’abattoir Gesler (23/11/2019)

Anne Brehier
Une opération commando

La nuit du 27 au 28 septembre 2018, un incendie criminel a ravagé l’abattoir, propriété de la famille Gesler-Favre depuis cinq générations. Les images récupérées sur une partie des caméras de sécurité du site témoignent d’une véritable opération commando, revendiquée quelques jours plus tard par un groupe d’activistes. Des personnes habitant la région lyonnaise ont été mises en examen à la fin de novembre 2019. Parmi eux, des trentenaires diplômés, bien insérés, agissant au nom du bien-être animal et qui, pourtant, ne se sont pas préoccupés de la présence d’une cinquantaine d’animaux vivants dans la bouverie !

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Cet article est paru dans La France Agricole

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