Aux cris de « Ouvrons les consciences, fermons les abattoirs » ou « Stoppons le carnage, le sang a assez coulé, justice pour les animaux », les manifestants, dont beaucoup de jeunes, ont défilé dans le quartier République à Paris.

Biscuits vegans pour humains ou pour chiens, masques de réalité virtuelle pour plonger à 360 degrés dans un abattoir de porcs, radio « paroles d’animaux », la manifestation qui accueille un « village vegan » sur la place de la République, doit servir aux militants anti-viande à « prendre des forces », selon l’expression utilisée par la cofondatrice de l’association, Brigitte Gothière.

L214 a recensé « 3 600 participants » samedi, selon un de ses militants chargé du comptage. « Nous en avions 2 500 l’an passé, la marche prend de l’ampleur et elle s’accompagne d’autres marches dans d’autres pays, notamment au Japon et en Allemagne », a dit Sebastien Arsac, l’autre cofondateur, qui fait partie des deux personnes devant être jugées lundi.

Des militants de L214 jugés ce lundi

Pour lui, l’existence même d’abattoirs est un « sujet de société » et un « sujet politique », qui « doit être débattu sur le plan éthique ». « Les animaux sont des êtres sensibles et ne doivent pas être tués pour nourrir les humains », dit-il, en jugeant « solide » et « sérieux » le parti animaliste, qui présente pour la première fois des candidats au premier tour des législatives dimanche.

Sebastien Arsac et un autre militant de L214 seront jugés lundi pour s’être introduits en décembre dans l’abattoir de Houdan, dans la Région parisienne, et y avoir placé des caméras filmant notamment l’étourdissement des porcs au CO2, dont des images ont été diffusées cette semaine.

Les deux hommes comparaîtront pour « violation de domicile » et « tentative d’atteinte à la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission d’images ».

Avant le départ du cortège, hommage a été rendu à tous les militants « quels qu’ils soient », qu’ils aient posté des « vidéos virales », « publié des recettes veganes », « manifesté devant un syndicat agricole » ou « qu’ils passent devant un tribunal après-demain ».

AFP