« Je suis convaincu que c’est par l’exemple et l’exemplarité que l’agriculture évoluera », a insisté le ministre de l’Agriculture aux Assises de la bio, mardi.

Évoquant le « grand échec » des plans Ecophyto et la disparition des oiseaux et des insectes dans les campagnes, Didier Guillaume a insisté sur l’exemplarité de la bio pour « réconcilier l’agriculture avec la société ». « Il y a beaucoup d’opposition entre l’agriculture et la société, ça ne peut plus durer. »

Il s’est cependant défendu de vouloir lui-même opposer la bio et l’agriculture conventionnelle, car « les agricultures sont diverses ». « L’agriculture est dans le viseur de la société », a-t-il relevé, mais « moi je ferai toujours le bouclier. […] Je n’accepterai pas qu’on traite les agriculteurs d’empoisonneurs ».

Quant à l’accompagnement de la bio, le ministre a réitéré son souhait d’inciter encore aux conversions tout en reconnaissant les « défaillances » de l’État et de l’ASP concernant le paiement des aides. « Il faut simplifier la Pac », a-t-il martelé.

B. Lafeuille