L’indice des prix des produits alimentaires calculé par la FAO a atteint 135,7 points en novembre 2022, un niveau proche de celui d’octobre 2022 et 0,3 % au-dessus de sa valeur de novembre 2021. L’indice des prix des céréales a reculé de 1,9 point (1,3 %) en novembre par rapport à octobre. Il reste supérieur de 9 points (6,3 %) à son niveau de l’an dernier.

Les cours du blé à la baisse

Les prix mondiaux du blé ont reculé de 2,8 % en novembre. Pourquoi ? Principalement en raison de la reconduction de l’accord avec la Russie du corridor maritime en mer Noire, pour exporter les céréales et oléagineux ukrainiens par la voie maritime. La hausse des exportations russes a également pesé sur le prix du blé.

« Les prix internationaux des céréales secondaires se sont, eux aussi, tassés en novembre, baissant de 1,0 % par rapport à octobre, observe la FAO. Les prix du maïs ont reculé de 1,7 % en glissement mensuel, eux aussi sous l’effet de l’évolution de la situation en ce qui concerne l’Initiative céréalière de la mer Noire. »

Les huiles et le sucre dans le vert

Le prix des huiles végétales a, lui, progressé de 3,4 points (2,3 %) par rapport à octobre, après sept mois consécutifs de baisse. La hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de soja, ont plus que compensé le recul de ceux des huiles de colza et de tournesol.

L’huile de palme a profité d’un rebond de la demande, en partie lié à ses prix plus compétitifs que ceux des autres huiles. Celle de soja a bénéficié d’une demande solide du secteur des biocarburants, en particulier aux États-Unis d’Amérique. Les prix de l’huile de colza a reculé à cause de l’offre attendue abondante. Ceux de l’huile de tournesol sont plombés par la reconduction du corridor en mer Noire.

Après six baisses consécutives, l’Indice des prix du sucre a atteint 114,3 points en novembre, progressant de 5,7 points (+ 5,2 %) par rapport à octobre. Il reste cependant en retrait de 4,9 % par rapport à l’an dernier. « Le rebond enregistré en novembre est principalement imputable à l’abondance des achats dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale », estime la FAO.

Les récoltes ont pris du retard dans certains importants pays producteurs et l’Inde a annoncé une réduction des quotas d’exportation de sucre. L’augmentation des prix de l’éthanol au Brésil a aussi accentué la pression haussière sur les cours du sucre, laissant craindre un accroissement de l’utilisation de la canne à sucre pour produire cet éthanol.

Le lait et les viande en ordre dispersé

L’Indice FAO des prix des produits laitiers a reculé de 1,7 point (1,2 %) en novembre par rapport à octobre. Malgré cette cinquième baisse mensuelle consécutive, il reste supérieur de 9,2  à son niveau de l’année dernière. En novembre, les cours internationaux des poudres de lait écrémé et entier ont reculé, tout comme celui du beurre. Ceux des fromages ont augmenté.

L’Indice FAO des prix de la viande se replie de 1,1 point, soit 0,9 %, en novembre par rapport à octobre. « Il s’agit, là aussi, de la cinquième baisse mensuelle d’affilée de l’indice, dont la valeur demeure toutefois supérieure de 4,6 points (4,1 %) à celle de l’année dernière. » La progression des volumes australiens de viande bovine disponible pour les exportations sont venus gonfler l’offre brésilienne déjà importante.

Les autres viandes enregistrent toutes des hausses de prix. La viande ovine enregistre la plus forte progression « malgré la hausse saisonnière de l’offre en provenance d’Océanie ». Les cours internationaux de la viande de volaille sont également remontés, « en raison d’un resserrement des disponibilités exportables au niveau mondial ». ceux de la viande porcine bénéficient de « l’essor de la demande à la veille de la période de vacances qui s’annonce et des répercussions des fluctuations monétaires ».