Les abattages de volailles de chair continuent de se redresser sur un an : –7,4 % en têtes et –11,3 % en poids en septembre 2022 contre –9,7 % en têtes et –11,3 % en poids en août. C’est ce qu’indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture dans une note de conjoncture publiée le 7 novembre 2022. Toutes espèces confondues, 71,5 millions de têtes ont été abattues en septembre.

En baisse sur un an

Si les abattages se redressent en septembre, ils restent néanmoins en retrait en têtes par rapport à l'an dernier. Dans le détail, les ceux de canards à rôtir et à gaver sont particulièrement plombés par la grippe aviaire du premier semestre, se repliant respectivement de 43,2 % et 38,6 % en têtes sur un an.

"Sur un marché porteur et avec une période d’engraissement réduite à deux mois en moyenne, l’activité d’abattages de poulets retrouve en poids dès septembre le niveau moyen des cinq dernières années. Elle est inférieure de 3,1 % au niveau de l’année précédente", souligne le ministère.

La grippe aviaire pénalise les mises en place de canards

L’extension de l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) aux Pays de la Loire a fortement impacté les cheptels de canards cette année. Ainsi, en août 2022, les mises en place reculent de 29,4 % sur un an, le manque de canetons et les restrictions à leur transport ayant quelque peu ralenti le repeuplement de l’ensemble des régions d’élevage.

Sur la même période, les mises en place de poulets et dindes sont proches de leurs niveaux de l’an dernier, tandis que celles de pintades progressent par rapport à leur faible niveau d’août 2021.

Du côté des échanges, les volumes importés de viandes de poulet dépassent de 9,9 % ceux d’août 2021, notamment en provenance de la Pologne. "Dans le même temps, les volumes exportés reculent de 16,6 % sur un an, notamment à destination du Moyen-Orient et de l’Afrique subsaharienne", précise Agreste.

Malgré une légère hausse de la consommation de poulets (+1,8 %), la consommation de viandes de volailles se replie de 4,0 % sur un an.