En octobre 2022, l’indice des prix des produits alimentaires de la FAO, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de base, s’est établi en moyenne à 135,9 points. Il est donc globalement stable par rapport au mois précédent, a indiqué l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un bulletin publié le 4 novembre 2022.

Conséquence des incertitudes quant à la poursuite de l’accord sur le corridor sécurisé en mer Noire, la hausse de l’indice des prix des céréales a été contrebalancée par les baisses enregistrées pour tous les autres groupes de produits représentés. Selon la FAO, l’indice recule ainsi de 14,9 % par rapport au pic atteint en mars dernier, suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les prix des céréales grimpent de 3 %

L’indice des prix des céréales de la FAO enregistre une hausse de 3 % entre septembre et octobre 2022, tiré par les prix mondiaux du blé (+3,2 %). La FAO l’explique notamment par "l’incertitude quant à l’avenir des exportations de l’Ukraine", un des principaux producteurs de céréales.

Ces inquiétudes ont également fait grimper les prix du maïs de 4,3 % par rapport au mois dernier. En outre, les faibles perspectives de récoltes aux États-Unis et dans l’Union européenne ont contribué à la hausse des prix mondiaux du maïs.

Les huiles végétales cèdent du terrain

Par rapport à septembre, les prix mondiaux des huiles végétales cèdent 1,6 % et tombe à un niveau inférieur de près de 20 % en glissement annuel. Avec des stocks abondants selon les dernières prévisions, les cours mondiaux des huiles de palme, de soja et de colza se sont affaissés sur la période.

En revanche, celui de l’huile de tournesol a fait un bond modéré, "lorsqu’ils n’avaient cessé de diminuer ces six derniers mois en raison des incertitudes liées à l’avenir du couloir d’exportation en Ukraine, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes", souligne la FAO.

Les produits animaux se replient légèrement

En octobre, et pour le quatrième mois consécutif, les indices des prix mondiaux des produits laitiers et de la viande perdent respectivement 1,7 % et 1,4 % par rapport au mois précédent. Ils restent supérieurs à l'an dernier : +15,4 % pour les produits laitiers et +5,8 % pour la viande.

Concernant les produits laitiers, cette baisse s’explique par le repli des achats de la Chine et par une demande atone sur le marché au comptant. Par ailleurs, "l’incertitude sur le marché quant à l’évolution de la demande de produits laitiers, du fait de l’inflation galopante et des fléchissements économiques, a également tiré vers le bas les prix".

Marqués par la faiblesse des importations mondiales et le tassement de la demande interne dans certains des principaux pays producteurs, les prix mondiaux des viandes ovine et porcine ont fortement reculé.

Les prix mondiaux de la viande bovine ont, quant à eux, accusé un léger retrait, notamment du fait de l’abondance de l’offre actuelle et de l’accroissement des disponibilités de bétail d’abattage, précise la FAO.

Enfin, la tendance baissière des prix mondiaux de la volaille s’est poursuivie car les disponibilités exportables ont surpassé la demande mondiale limitée, dans un contexte de chute de la production due aux épidémies de grippe aviaire et aux coûts élevés des aliments pour animaux.