Avant de développer le photovoltaïque sur les terres agricoles, il est prioritaire de le faire sur les zones déjà artificialisées. C’est enfoncer une porte ouverte que de proclamer cela aux agriculteurs, mais il s’agit désormais de se donner les moyens pour favoriser la mise en place de panneaux solaires sur ces fameuses zones.

L’association Apepha (Agriculteurs producteurs d’électricité photovoltaïque associés) a ainsi envoyé un courrier aux députés et sénateurs pour les appeler à faciliter le développement de petites centrales au sol autour des bâtiments agricoles, sur des terres déjà artificialisées.

Guichet unique

Le collectif qui regroupe plusieurs centaines d’agriculteurs suggère la mise en place d’un guichet unique, qui garantit un tarif d’achat sans avoir à passer par la fastidieuse étape des appels d’offres. L’Apepha propose que le prix soit identique à celui des centrales en toiture de moins de 500 kWc (actuellement à 0,11 € / kWh), pour la même limite de puissance.

Zones tampons

L’association évoque aussi la valorisation des bandes "tampons" comme lieu potentiel de mise en place de centrales solaires au sol. Ces espaces peu ou pas productif pourraient ainsi contribuer à la transition énergétique et à la sécurité d’approvisionnement en électricité du pays.