« Nos secteurs les plus exposés, en particulier celui du bœuf, ne survivront tout simplement pas au genre de taxes dont il est question », a déclaré le président de l’association, Joe Healy. « Cela aurait un effet catastrophique sur l’économie rurale », a-t-il ajouté.

 

Pour atténuer un Brexit sans accord, s’il devait se concrétiser, Londres a annoncé mercredi qu’il supprimerait temporairement les droits de douane sur 87 % des importations.

 

Mais des taxes frapperaient toutefois les principales exportations irlandaises, bœuf, agneau, porc, volaille et certains produits laitiers, afin de soutenir les producteurs britanniques.

 

Le bœuf irlandais, en particulier, pourrait perdre dans l’affaire 800 millions d’euros, l’Irlande exportant 50 % de sa viande bovine vers son voisin britannique, selon l’IFA.

 

Le Royaume-Uni est de loin le premier partenaire commercial de l’Irlande dans le secteur agroalimentaire.

 

Les députés britanniques se prononceront mercredi soir sur la possibilité d’un Brexit sans accord, après le rejet la veille du traité de retrait de l’UE négocié avec Bruxelles par la Première ministre Theresa May.

 

Le Royaume-Uni doit théoriquement quitter l’UE, avec ou sans accord, le 29 mars 2019.