Phil Hogan, commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, s’est exprimé devant la presse le 8 avril 2019, deux jours avant la tenue du sommet consacré au Brexit. Il a affirmé qu’une sortie sans accord pouvait encore être évitée. « Mais l’UE se prépare à un divorce sans entente. »

Boîte à outils

« La Commission européenne a une expérience importante en matière de soutien en cas de dérèglement du marché, notamment agroalimentaire », a-t-il rappelé. Il existe une « boîte à outils dans la législation européenne ». Ces outils prennent la forme aussi bien d’interventions publiques, d’aides au stockage privé ou encore d’aides directes de la part des États membres.

Des filières directement touchées

« Nous pouvons affirmer que certains marchés agricoles seront perturbés de manière significative en cas de sortie sans accord. » La viande bovine, la volaille, le porc, le sucre ou encore le riz sont en effet sur la liste établie par le Royaume-Uni qui prévoit l’application de tarifs importants. Phil Hogan a alerté que « certains États membres essuieraient l’essentiel de ces tarifs car ils sont très présents sur le marché britannique ».

Intervention précoce

Pour Phil Hogan, « la Commission a l’obligation d’intervenir et elle le fera. L’avantage d’une intervention précoce est non seulement de fournir une aide aux agriculteurs, mais aussi de donner confiance au marché, en démontrant l’engagement de la Commission en faveur du secteur agroalimentaire ».

 

Le Commissaire a enfin appelé à une grande vigilance sur les échanges de denrées périssables. « La plupart des produits exportés de l’UE vers le Royaume-Uni sont des produits frais et périssables. Il n’est pas pensable, à l’avenir, d’avoir des retards dans leur acheminement. »