. +15,8 % en données brutes en novembre, après +14,5 % en octobre, +13,8 % en septembre et +10,5 % en août. Hormis pour les légumes et les porcins, tous les prix s’accroissent. »

 

+40,7 % pour le blé

En novembre 2021, les prix des céréales ont progressé de 40,7 % sur un an et dépassent leur moyenne quinquennale (2016-2020) de 61,3 %. « Malgré une certaine détente en fin de mois, en lien avec l’amélioration des perspectives de récolte dans l’hémisphère Sud, les cours du blé progressent depuis août, soutenus par une forte demande et des prévisions de stocks en baisse (hors maïs) », ajoute Agreste.

 

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Les prix des oléagineux ont également augmenté en novembre 2021 : de 58,2 % par rapport à leur niveau du même mois de 2020. Ils se situent 76,4 % au-dessus des prix moyens de 2016 à 2020, « en dépit d’une relative baisse en cours de mois, dans le sillage de l’annonce du variant Omicron et de son impact sur les cours du pétrole », complète le ministère de l’Agriculture.

Tensions pour les légumes

Les prix des fruits aussi ont augmenté en novembre, mais moins vite que les mois précédents. Ils restent supérieurs à la moyenne des cours de 2016 à 2020. Ceux des « poires dépassent de moitié les cours moyens, portés par la faiblesse de l’offre, mais les prix des pommes sont moins fermes tandis que ceux des noix reculent ».

 

La tendance est en revanche baissière du côté des légumes. « Déjà en repli par rapport à ceux de 2020 depuis deux mois, les cours de l’ensemble des légumes deviennent en novembre inférieurs aux prix moyens de 2016 à 2020, constate Agreste. Le manque de dynamisme de la demande pèse sur les prix de la plupart des légumes d’hiver, à l’exception de ceux du chou-fleur. »

Demande en berne pour les porcins

Du côté des productions animales, les prix des porcins enregistrent une nouvelle baisse, de 7,1 % par rapport à novembre 2020. C’est la conséquence d’un « contexte de ralentissement de la demande asiatique depuis l’été et d’encombrement du marché de viande porcine dans l’Union européenne, les cours des porcins continuent de baisser sur un an, mais le recul est moins marqué qu’en octobre ».

 

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Les tarifs des gros bovins atteignent leur plus haut niveau depuis le début de l’année, « en lien avec une demande européenne dynamique et une offre peu étoffée. Ceux des veaux de boucherie plafonnent. […] Les prix des ovins enregistrent des hausses marquées : +18,9 % par rapport aux prix moyens de 2016 à 2020, conséquence d’une offre toujours trop restreinte au regard de la demande ».

 

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Agreste souligne également un contexte porteur pour les prix du lait de vache grâce au « dynamisme de la demande internationale de produits laitiers et de disponibilités limitées. Quant aux prix des œufs, ils confirment la nette reprise engagée en août ».

 

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