L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 3 % par rapport à septembre, à 133,2 points. Sur un an la hausse est de 31,3 %, précise l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dans un communiqué. L’indicateur, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, continue à se rapprocher de son niveau record (137,6 points), enregistré en février 2011.

 

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Le blé augmente de presque 40 % sur un an

Pour le cinquième mois consécutif, le prix du blé a augmenté en octobre, prenant 5 % sur un mois et 38,3 % sur un an. Il est à son plus haut niveau depuis novembre 2012. Cette hausse s’explique notamment par des tensions sur l’offre en raison « de récoltes réduites dans les principaux pays exportateurs, notamment le Canada, la Russie et les États-Unis », selon la FAO.

 

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Les prix internationaux de toutes les autres grandes céréales ont également augmenté sur un mois. Globalement, l’indice FAO des prix des céréales a augmenté de 3,2 % sur un mois et de 22,4 % sur un an.

Les huiles s’envolent

Pour sa part, le prix des huiles végétales a bondi de 9,6 % sur un mois, atteignant un plus haut niveau historique. Celui de l’huile de palme a ainsi fortement progressé, pour le quatrième mois consécutif, « en grande partie du fait des craintes persistantes autour du niveau de production en Malaisie limité par la pénurie de main-d’œuvre immigrée », relève la FAO.

 

Les prix des produits laitiers ont gagné 2,2 % sur un mois et 15,5 % sur un an. En revanche, l’indice des prix de la viande a baissé de 0,7 % par rapport à septembre, pour le troisième mois consécutif. Mais il reste à un niveau élevé (+22,1 % sur un an).

Une demande dynamique en volaille

Les cotations internationales de la viande porcine ont chuté en raison de la réduction des achats de la Chine. Les prix de la viande bovine ont également baissé. À l’inverse, ceux de la volaille ont progressé, en raison d’une demande dynamique et de faibles perspectives d’accroissement de la production du fait du coût de l’alimentation animale et de la grippe aviaire, note la FAO.