1, Tereos France rejette toute mention « d’incidents réguliers ou de non-conformités récurrentes » dans ses trois sites visés. La coopérative française dénonce des éléments « infondés et inexacts » et demande au ministère de la Transition écologique « le retrait immédiat de son nom sur cette liste ».

 

 

Selon le communiqué, « les actions demandées ont déjà été réalisées ou sont en cours d’implémentation » et rien ne justifie une mise sous vigilance renforcée. Et d’ajouter : « Tereos France a investi 350 millions pour l’exploitation et la modernisation de ses sites industriels en France sur les 3 dernières années », citant pour exemple la conversion du charbon au gaz de la sucrerie d’Escaudœuvres.

 

Le traumatisme de l’incendie de Lubrizol

Dans son communiqué de presse, le ministère concède que malgré les moyens déployés par l’État, « les citoyens résidant à proximité de sites industriels se sentent insuffisamment informés de l’existence d’installations industrielles, des risques qu’elles présentent ainsi que de l’état de conformité de ces installations. » Un constat qu’il dresse du retour d’expérience de l’incendie de Lubrizol et Normandie Logistique survenu à Rouen le 26 septembre 2019.

 

Ainsi, le 24 septembre 2020, un an après l’incendie de Lubrizol, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait annoncé une série de mesures, parmi lesquelles le renforcement de la vigilance de certains sites industriels. Une mesure qui vise à « améliorer la prévention des accidents industriels et renforcer la protection des populations ».

 

Car si « la sécurité des sites industriels à risques est globalement satisfaisante sur l’ensemble du territoire national, plusieurs sites font encore l’objet d’incidents réguliers ou de non-conformités récurrentes », précise le ministère.

 

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