Si l’excédent était de 24 % en avril, « l’absence prolongée de précipitations s’est accompagnée de températures sensiblement supérieures à la normale, ralentissant fortement la pousse de l’herbe sur la quasi-totalité du territoire », rapporte Agreste, dans sa note d’Infos rapides diffusée le 31 mai 2022.

 

Au 20 mai 2022, la pousse cumulée des prairies permanentes est légèrement excédentaire et dépasse en moyenne de 2 % celle observée au niveau national sur la période de 1989 à 2018. Selon le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, le potentiel de production de printemps pourrait être impacté par cette période sèche.

 

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Un déficit marqué dans le Sud-Est

Si la sécheresse qui s’est installée a dégradé la pousse de l’herbe dans la plupart des régions, des disparités sont toutefois observées.

 

 

Indicateur Isop de rendement des prairies permanentes au 20 juin 2021. En rouge : déficit important (75 % et moins), en orange : déficit faible (plus de 75 % à 90 %), en vert clair : normale (plus de 90 % à 110 %), en vert foncé : excédent (plus de 110 %).
Indicateur Isop de rendement des prairies permanentes au 20 juin 2021. En rouge : déficit important (75 % et moins), en orange : déficit faible (plus de 75 % à 90 %), en vert clair : normale (plus de 90 % à 110 %), en vert foncé : excédent (plus de 110 %).

 

Dans le détail, « le déficit est supérieur à 25 % dans 12 % des régions fourragères, presque toutes situées dans le quart sud-est », détaille Agreste. « À l’inverse, la pousse cumulée est excédentaire d’au moins 25 % dans seulement 8 % des régions fourragères du Centre-Est et Nord-Ouest », ajoute-t-il.

 

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