Après plusieurs nuits où le thermomètre est resté dans le négatif, les syndicats agricoles se mobilisent pour accompagner le plus rapidement possible les producteurs impactés par le gel. Selon la FNSEA, l’arboriculture (fruits à noyau et pommes) et la viticulture seraient les premières filières touchées « en particulier dans le Sud ouest ».

 

À lire aussi : « Il est encore trop tôt pour cerner les dégâts du gel » (04/04/2022)

Reconnaître l’état de calamités agricoles

Le syndicat majoritaire et le Modef ont fait part, le 4 avril 2022, de leur souhait de voir déclencher très rapidement le fonds des calamités agricoles.Une requête que le premier ministre a déjà déposée le dimanche 3 avril, promettant l’ouverture d’un fonds d’urgence, si cela était nécessaire.

 

Le Modef demande par ailleurs une évaluation rapide des dégâts causés par le gel dans les territoires le plus touchés et souligne l’importance que l’État abonde le fonds des calamités agricoles à hauteur des besoins.

 

En parallèle, la FNSEA souhaite la mise en place des mécanismes habituels de soutien : prise en charge des cotisations sociales, dégrèvements fiscaux, ainsi que des apports de trésorerie pour les sinistrés.

Trouver des solutions pour l’avenir

La FNSEA souligne l’importance d’un « accompagnement humain à la mesure du désarroi qui frappe les agriculteurs ». Le syndicat rappelle également la nécessité de soutenir les investissements de prévention.

 

Le Modef, pour ce qui le concerne, se dit inquiet quant à la loi réformant les outils de gestion des risques, votée au début de l’année. Celle-ci ne prévoit « aucune progressivité des soutiens à l’assurance récolte en fonction de la structure et des revenus de ces dernières », ce qui pénaliserait ainsi certains producteurs.