Au Salon international de l’agriculture (Sia), qui s’est clôturé dimanche 6 mars 2022, les retrouvailles étaient aussi celles des 230 étudiants qui participaient à cet incontournable rendez-vous, organisé par le Concours général agricole, en partenariat avec le Groupe France Agricole. Deux années de suite, la crise sanitaire était venue perturber la compétition.

 

En 2020, la fermeture anticipée du Sia avait conduit à annuler la difficile épreuve de présentation sur le grand ring. Un crève-cœur pour les candidats qui avaient travaillé plusieurs mois pour maîtriser cette présentation de leur animal, de leur lycée et de leur région, en français et dans une langue étrangère. L’an dernier, en l’absence de Salon, le TIEA s’était converti au virtuel, avec seulement deux épreuves au lieu des cinq habituelles.

Un gros investissement de toutes les équipes

Le bonheur était donc total pour les équipes des 38 établissements présents, (un peu moins que les années passées) de retrouver le public parisien. Ils ont pu montrer leur dextérité à manipuler un bovin en toute sécurité, s’adresser aux visiteurs pour mettre en valeur l’élevage français ainsi que les formations de l’enseignement agricole.

 

Et pour clôturer, le redouté « grand oral » où se sont exprimés tout l’enthousiasme et la créativité de ces jeunes. En amont du Sia, Ils avaient aussi planché sur la rédaction d’un article de presse sur le thème : « Élevage bovin et changement climatique ».

 

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Rendez-vous en 2023

C’est l’Eplefpa Saint-Yrieix-la-Perche, avec sa vache de race limousine, qui a été sacré grand champion de ce TIEA 2022. Mais il faut saluer le mérite de tous les autres candidats qui, depuis l’automne dernier, se sont investis avec passion dans la préparation des épreuves, alors que la pandémie était encore une menace lourde pouvant compromettre leur déplacement à Paris.

 

D’ailleurs, la crise du Covid-19 a été fatale cette année à la présence d’établissements étrangers. Cette ouverture à l’international commençait à prendre corps avec la participation, les années passées, du Québec, de la Suisse de la Belgique, de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire. Deux établissements, de Chine et de Tunisie, s’étaient inscrits pour cette édition, avant de jeter l’éponge. Espérons les retrouver tous en 2023, et toujours au Sia à Paris.