« On craint des interruptions dans les exportations car l’Ukraine et la Russie constituent ensemble quelque 28 % des exportations mondiales de blé », a indiqué Dewey Strickler. « Cela pourrait créer quelques problèmes », a-t-il ajouté. Selon lui, les premiers pays touchés par ces bouleversements seraient ceux d’Afrique du Nord à qui l’Ukraine vend beaucoup de blé.

 

La forte montée du dollar, qui prenait plus de 1 % jeudi face à l’euro, ne contrariait en rien la hausse des céréales.

 

Le cours du blé échangé à Chicago, au plus haut depuis 14 ans, a encore pris plus de 5 % jeudi, après avoir engrangé près de 3 % la veille et plus de 6 % la séance précédente pendant la montée des tensions entre Moscou, Kiev et l’Occident.

 

Le maïs, dont l’Ukraine est aussi productrice, a suivi la tendance à la hausse. L’Ukraine exporte environ 16 % du volume global de maïs et la Russie 2 %, selon l’analyste.

 

Le soja qui, la veille, a atteint un sommet depuis 2012 dans un contexte d’inflation des matières premières et de sécheresse en Amérique latine, s’est rétracté légèrement jeudi. Les opérateurs guettent un rapport de la Compagnie nationale d’approvisionnement (Conab) sur l’état de la récolte au Brésil, grand pays producteur de l’oléagineux dont la récolte a souffert avec une sécheresse persistante dans le sud du pays.

 

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mai 2022 a terminé en hausse de 5,65 % à 9,3475 dollars contre 8,8475 dollars mercredi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison le même mois a augmenté de 1,64 % à 6,9500 dollars contre 6,8125 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mai a lâché 0,80 % à 16,6150 dollars contre 16,7100 la veille.