Le maïs dont le cours progressait légèrement à l’ouverture a plongé en territoire négatif après la publication des stocks d’éthanol qui ont grimpé plus que prévu par les analystes. « On a enregistré une hausse de presque 6 % des réserves d’éthanol », un carburant issu du maïs aux États-Unis, « et cela rend le marché nerveux », a indiqué Michael Zuzolo, de Global Commodity Analytics. « Cela nous ramène au plus haut niveau des stocks depuis avril 2020 alors qu’on était au cœur de la première vague de Covid-19 », a-t-il ajouté.

 

Le blé pour sa part a souffert « d’une inquiétude pour la demande », selon l’analyste de Global Commodity Analytics. En outre, la neige et l’humidité qui s’abattent sur la ceinture de blé rouge d’hiver dans les plaines américaines, très profitables aux récoltes, « ont pris les marchés par surprise » et fait reculer le cours de la céréale.

 

Le soja, déjà au plus haut depuis huit mois bien au-dessus de la barre des 15 dollars le boisseau, est parvenu à s’accrocher à ses gains, soutenu par une importante vente à l’exportation.

 

Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a annoncé la vente à l’exportation vers une destination inconnue de 380 000 tonnes de soja de la campagne de 2021-2022. Pour Mike Zuzolo, « l’acheteur est probablement la Chine ». Le cours de l’oléagineux était soutenu par celui de l’huile de soja.

 

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars 2022 a perdu 1,82 %, à 7,5500 dollars contre 7,6900 dollars mardi.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison le même mois a lâché 1,92 %, à 6,2250 dollars contre 6,3475 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mars a progressé de 1,09 %, à 15,4525 dollars contre 15,2850 dollars mardi.