La guerre en Ukraine suscite des besoins en alimentation pour les populations réfugiées aux frontières ou sous les bombardements dans le pays lui-même. Pour l’heure, les Banques alimentaires françaises sont dans une phase de recensement des besoins sur place. Elles se coordonnent avec leurs homologues de la Pologne et de la Roumanie, en charge d’identifier les demandes au plus près du terrain.

Sécuriser les transports

Ces dernières se concentrent actuellement sur la sécurisation de la logistique et du transport. Non seulement pour tenir compte des actes de guerre mais aussi pour s’assurer que l’aide arrive bien aux personnes dans le besoin. Barbara Mauvilain, responsable des relations institutionnelles aux Banques alimentaires, rapporte que les besoins en aliments ne sont pas ceux du moment. Dans des zones aussi agricoles que la Pologne, la Roumanie ou l’Ukraine, les quantités d’aliments sont suffisantes aux premiers jours de la guerre. En revanche, si le conflit dure, de tels besoins vont sans doute apparaître.

 

 

Un des partenaires agricoles des Banques alimentaires est l’association Solaal. Sa présidente, Angélique Delahaye, confirme que la priorité locale est d’utiliser les approvisionnements sur place. L’action des agriculteurs français va être de compléter ces besoins. L’association enregistre déjà, avec bonheur, les promesses de don d’agriculteurs ou de coopératives mais elle n’est pas encore entrée dans la préparation physique des convois.

 

 

Des tonnes d’aliments après le Salon de l’agriculture

Sur le Salon de l’agriculture, Solaal a mené sa traditionnelle chaîne du don agricole pour matérialiser l’engagement du Conseil de l’agriculture française sous la forme de sept palettes de fruits et légumes, de lait ou d’œufs à donner aux Banques alimentaires. L’association Des agriculteurs ont du cœur, grâce à ces « agridéfis », des challenges de dons partagés sur les réseaux sociaux, durant les dernières semaines, a aussi réuni 945 tonnes de produits alimentaires pour les Banques alimentaires de Paris-Île-de-France. Cette année, le concours général agricole a passé un partenariat pour fournir des aliments à l’issue du concours.

 

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« Nous avons des liens forts et historiques avec les agriculteurs. Nous travaillons sur la qualité des produits qu’on redistribue aux associations pour se rapprocher des recommandations du plan nutrition santé. C’est pourquoi nous avons besoin de produits frais. Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, nous avons enregistré une augmentation de 6 % des bénéficiaires. Pour la première fois, nous avons fait des achats de produits agricoles, avec le soutien des collectivités locales. On souhaite que ce partenariat s’inscrive dans le temps long désormais », explique Barbara Mauvilain.

 

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