Le moral des éleveurs remonte un peu en Europe même si, outre Rhin, l’augmentation des prix ne suffit pas encore. Tel est le sentiment de Lothar Hövelman, le directeur général de la société d’agriculture allemande DLG qui organise le salon Eurotier.

« Le prix du porc est à 2,05 € quand il faudrait qu’il atteigne 2,50 €. Du côté du lait, c’est mieux », a-t-il résumé le 20 septembre 2022 en présentant la prochaine édition du salon qui se tiendra du 15 au 18 novembre 2022 à Hanovre.

Des éleveurs laitiers optimistes

Lothar Hövelman s’appuie sur les résultats d’une étude d’opinion réalisée en juillet. 2 000 agriculteurs de l'Union européenne ont été interrogés, dont 1 200 Allemands et 40 Français. Les éleveurs laitiers sont les plus positifs, avec une attitude plus optimiste chez les producteurs européens qu’en Allemagne. La différence est encore plus marquée chez les producteurs de porcs : les Allemands souffrent de la situation sanitaire et ne voient pas l’avenir s’éclaircir prochainement.

« La profitabilité reste insuffisante dans tous les secteurs, avance Lothar Hövelman. Et notamment en porc avec une situation qui risque de rester tendue jusqu’à la fin de l’année, voire un peu plus. Les agriculteurs sont néanmoins désireux d’investir. » 76 % des cultivateurs européens interrogés, 77 % des producteurs laitiers, 74 % des éleveurs de porcs, 71 % des aviculteurs et 85 % des producteurs d’énergie annoncent en effet qu’ils vont investir dans les douze prochains mois.

Les proportions sont moindres chez les agriculteurs allemands : respectivement 59 %, 69 %, 49 %, 62 % et 60 % selon les productions. Une large proportion d’éleveurs de monogastriques annonce vouloir notamment investir dans les énergies renouvelables, pour réduire leur propre facture énergétique (76 % en aviculture, 64 % en production porcine).

Les principales tendances en matière d’investissement hors énergie sont :

  • L’automatisation pour les élevages laitiers;
  • Le bien-être animal et la biosécurité pour les élevages de porcs.