Le droit à l’injection, inscrit dans la loi à la fin de l’année 2019, commence à avoir des retombées visibles. Le rebours de Mareuil-lès-Meaux, dans la Seine-et-Marne, en fait partie. Il sera mis en service ce mois de novembre 2020 et bénéficiera à dix sites de production de biométhane.

 

L’installation offre la possibilité de produire 200 GWh/an en plus sur ce territoire. GRTgaz, gestionnaire du réseau de transport de gaz, a investi 3,9 millions d’euros dans cette réalisation. On peut compter sur les doigts d’une main le nombre de rebours en France. Celui de Mareuil-lès-Meaux est le premier de la région francilienne.

 

 

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Inverser le flux habituel

Un rebours est appelé ainsi car il est utilisé pour envoyer le gaz dans le sens inverse du flux habituel. C’est-à-dire qu’il est compressé pour sortir du réseau de distribution, où il circule entre 4 et 8 bars, en direction du réseau de transport. Il s’agit en quelque sorte des « autoroutes du gaz », où il circule à une pression comprise entre 40 et 80 bars suivant les canalisations. En temps normal, le gaz naturel arrive en France par ce réseau. Il y circule sur de grandes distances, avant de rejoindre les réseaux de distribution locaux.

Un sixième de la production nationale de 2019

L’infrastructure de Mareuil-lès-Meaux fait partie du volet « renforcement » du droit à l’injection, qui vise à augmenter les capacités d’accueil de biométhane. Sans ce type d’installation, le réseau local peut rapidement saturer, notamment en été, lorsque la consommation de gaz est faible. La production des méthaniseurs ne peut alors trouver d’exutoire et est brûlée par des torchères. Les 200 GWh/an de cette installation correspondent à un sixième de la production totale de biométhane française en 2019 (1,2 TWh).