« Si aucun texte officiel n’interdit la chasse en tant que tel, le déplacement qui lui est lié est pour l’instant interdit », explique la Fédération nationale des chasseurs de France (FNC). « Il semblerait donc que seuls les chasseurs qui n’ont pas besoin de quitter leur propriété privée pour exercer cette activité soient en mesure de le faire », poursuit-elle.

En attente d’une circulaire

Cependant, après la publication du décret du ministère de la Santé établissant le confinement, la FNC attend la publication d’une circulaire précisant les conditions d’une éventuelle dérogation.

 

En effet, le gouvernement va probablement préciser dans quelle mesure la chasse est « mission d’intérêt général », explique la FNC. C’est aux préfets que reviendra probablement la décision d’autoriser la chasse, en lien avec la gestion des populations et les dégâts de gibier.

500 sangliers par week-end

« Si on empêche la régulation du grand gibier pendant quatre semaines au minimum, c’est une véritable catastrophe pour les agriculteurs et les sylviculteurs », explique Thierry Chalmin, président de la chambre d’agriculture de la Haute-Saône et référent en matière de chasse pour l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). « Rien que dans mon département, un week-end non chassé, c’est 500 sangliers en plus », explique-t-il.

 

« À l’heure ou la France connaît des difficultés économiques, ce n’est peut-être pas le moment de rajouter de la difficulté à la difficulté », rajoute-t-il en précisant que les dégâts de gibier coûtent chaque année 40 à 45 millions d’euros.