Les douze premiers navires qui ont quitté les ports ukrainiens transportaient 370 000 tonnes de maïs et d’autres produits alimentaires ou d’autres produits alimentaires, a affirmé Frederick Kenney, coordinateur par intérim du Centre de coordination conjointe (CCC) établi à Istanbul et chargé de superviser l’application de l’accord international signé le 22 juillet 2022. Frédérick Kenney a précisé que les silos de l’Ukraine étaient remplis de maïs lorsque la Russie a lancé l’invasion du pays le 24 février. « Les navires sur place étaient chargés de maïs. Il était impératif de faire sortir ces bateaux pour pouvoir accueillir de nouveaux navires », a-t-il affirmé.

Transport de blé

 

Leur départ a libéré de l’espace pour accueillir de nouveaux navires qui pourront transporter le blé récolté cette année. « Un premier navire s’est mis en route à destination de l’Ukraine par le détroit du Bosphore », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il pourrait repartir de l’Ukraine, cette fois-ci chargé de blé, la semaine prochaine.

 

Signé par la Russie et l’Ukraine sous forme de deux textes séparés, ainsi que validé par la Turquie et les Nations unies, l’accord d’Istanbul permet la reprise de l’exportation des céréales ukrainiennes en vue d’enrayer la crise alimentaire mondiale.

 

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De plus en plus de navires

 

Le fonctionnement de l’accord d’Istanbul a pourtant été questionné mercredi avec l’annonce de l’annulation du contrat de vente du premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine, en raison d’un retard de livraison. Le Razoni, cargo battant pavillon sierra-léonais, avait quitté le 1er août le port ukrainien d’Odessa et aurait dû accoster dimanche dans le port de Tripoli, au Liban, mais il se trouve actuellement à l’arrêt à Mersin, dans le sud de la Turquie.

 

Frédérick Kenney a affirmé que le CCC ne peut intervenir dans des disputes commerciales et se concentre sur sa mission visant à assurer que les navires transitent par un couloir sécurisé dans les eaux minées de la mer Noire. Le CCC inspecte aussi les navires à leur arrivée et au départ du Bosphore. « Nous voyons une progression constante du nombre de navires à l’arrivée et au départ. C’est un bon début », a-t-il ajouté.

 

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