« Nos compatriotes, ils ont deux préoccupations majeures, les prix de l’énergie et les prix alimentaires, a expliqué Bruno Le Maire, ce lundi 4 juillet 2022 sur France Inter au micro de Léa Salamé. Les prix des pâtes, les prix du beurre, les prix de l’huile ont flambé. »

Une mission spéciale et des contrôles renforcés

Le ministre de l’Économie et des Finances a assuré que le gouvernement ne laissera « pas passer les profiteurs de la crise inflationniste ». Pour ce faire, Bruno Le Maire veut :

  • Lancer dans les prochains jours, une mission de l’inspection générale des finances afin de vérifier que l’obligation, inscrite dans la loi Egalim de vendre les produits 10 % au-dessus du seuil de revente à perte (SRP) est bien respectée. Il souhaite aussi s’assurer que ces « 10 % vont bien aux producteurs et ne se perdent pas ailleurs » ;
  • Lancer des contrôles de la DGCCRF de contrôles par filière, pour « voir s’il y a des marges inacceptables qui sont prises par certains […] ». Le ministre de l’Économie souligne que la DGCCRF a déjà lancé 1 000 contrôles sur des produits alimentaires.

Bruno Le Maire propose d’associer à cette mission de l’inspection générale des finances, des parlementaires et des responsables du monde agricole. Le ministre rappelle que « les temps sont extrêmement difficiles pour les producteurs de viande, pour les producteurs de fruits et légumes, pour tous nos producteurs agricoles ».

Une indemnisation carburant pour les salariés

Concernant les prix de l’énergie, en plus de l’inscription dans la proposition de loi « Pouvoir d’achat » de l’aide au gros rouleur, du gel du prix du gaz et de la remise de 18 centimes par litre de carburant, le gouvernement envisage une autre aide.

 

Bruno Le Maire explique qu’il souhaite la mise en place d’une indemnisation plus généreuse pour les salariés qui sont obligés de prendre voiture pour aller travailler. Le montant de l’aide devrait être établi en fonction des revenus. « Il n’est pas acceptable que des alternants et des jeunes salariés disent : “Nous, on a plus les moyens d’aller travailler” », insiste le ministre.