Unébio regroupe environ 2 125 éleveurs bovins engagés en agriculture biologique. Avec son partenaire historique, le transformateur Elivia, ils ont lancé mi-février une gamme de 16 références de viande bovine bio à destination de la grande distribution. « Le but est de structurer la filière bio, de répondre à l’attente des consommateurs et de donner des perspectives aux éleveurs tentés par la conversion en agriculture biologique », explique Didier Pellerin, coprésident d’Unébio.

Rupture visuelle

« Nous avons fait le choix d’un visuel enjoué, sympathique, qui redonne le sourire au consommateur, explique Denis Bouillon, responsable marketing d’Elivia. Nous voulions sortir de la communication anxiogène, de l’atmosphère froide associée à la boucherie ». En rayon, les produits seront présentés à la verticale, ce qui accentuera encore la distinction visuelle de la gamme. Enfin, les éleveurs animeront ponctuellement le rayon pour engager la discussion avec les consommateurs.

Prime de « qualité bouchère »

Il n’y a pas de grille de paiement spécifique à la démarche « Sourires de Campagne ». En revanche, « nous avons mis en place une prime « qualité bouchère », expose Corinne Jardin, responsable Unébio à l’abattoir d’Alençon. Un tri est réalisé par nos techniciens en élevage puis par des salariés Unébio en abattoir. Une carcasse bénéficie de la prime si elle répond à un certain nombre de critères en termes de tendreté (palpation de la hampe), de persillé et de conformation. Un contrôle visuel des barquettes est aussi effectué pour s’assurer de l’homogénéité de la couleur des morceaux. »

La prime est versée à la carcasse, que celle-ci serve ou non à l’élaboration de produits « Sourires de campagne ». Par contre, toutes les viandes « Sourires de Campagne » doivent être certifiées « qualité bouchère ». « Il n’y a pas de contraintes concernant la race ou le type d’animaux à fournir, l’essentiel c’est la qualité réelle des morceaux », ajoute Corinne Jardin.

Prime de planification

Pour le moment, la viande « Sourires de Campagne » est exclusivement issue de l’abattoir d’Alençon. Les barquettes sont livrées aux distributeurs, dans toute la France, après 10 jours de maturation minimum.

Afin d’assurer une livraison régulière, 52 semaines par an, les éleveurs reçoivent une prime de planification dont le montant varie selon la période. Les animaux engraissés en hiver bénéficient ainsi d’une prime maximum pour compenser les surcoûts de production.

Valérie Scarlakens