En octobre dernier, l’interprofession abordait « un tournant historique à travers la création du “contrat sociétal d’avenir”, dans lequel elle se fixe notamment pour objectif d’atteindre 50 % de poules pondeuses en élevages alternatifs d’ici à 2022. Cette démarche collective volontaire résulte d’un long travail commencé en 2014. Il s’agit de répondre à la montée en puissance des attentes sociétales, entraînant notamment une demande croissante en œufs issus d’élevages alternatifs (bio, plein air dont label rouge, sol) », indique vendredi le CNPO dans un communiqué.

Dans son contrat sociétal d’avenir, « la filière a donc décidé de donner un coup d’accélérateur à ces productions, déjà passées de 6,3 % de l’effectif total de poules pondeuses en 1996 à 32 % en 2015 ».

« L’objectif est ambitieux et coûteux : après la mise aux normes de 2012, qui a déjà nécessité 1 milliard d’euros d’investissements, atteindre 50 % de poules en systèmes alternatifs demande un nouvel effort de près de 500 millions d’euros et la nécessaire mobilisation de tous les partenaires de la filière et acteurs du marché », indique le CNPO.

« L’initiative des professionnels ne pourra aboutir sans l’engagement collectif de tous les maillons de la filière : des éleveurs jusqu’aux enseignes de la distribution et de la restauration », ajoute l’interprofession de l’œuf.