Dans une lettre ouverte adressée le 31 août à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, la CNDSF (Coordination nationale de défense des semences fermières) s’oppose à l’accord interprofessionnel triennal du 16 février 2016 concernant les semences fourragères.

Le syndicat estime que cet accord signé entre la Fnams, l’UFS et des représentants d’éleveurs, et la cotisation qu’il impose de 75 €/ha est « en réalité un détournement de l’aide couplée à la production de semences fourragères ».

« Il est inconcevable qu’une partie de cette aide, qui vise à soutenir les producteurs, soit reversée aux obtenteurs, estime la CNDSF. C’est pourtant ce qu’insinue le courrier du 25 avril 2016 rédigé par le Gnis dans lequel l’interprofession encourage les multiplicateurs à payer cette cotisation. »

Par ailleurs, « cette cotisation ne saurait concerner les multiplicateurs de variétés du domaine public, poursuit le syndicat. En effet, pour ces variétés les obtenteurs ne peuvent prétendre à aucun “préjudice” eu égard à l’utilisation de semences de ferme ».