« Face à la détresse et à l’angoisse que génère cette moisson catastrophique, nous avons décidé d’ouvrir une cellule d’écoute pour les agriculteurs », explique Robert Chaze, le président de la chambre d’agriculture de l’Indre.

En appelant le 02 54 61 61 75, les agriculteurs peuvent exposer leurs problèmes et tenter de trouver des solutions. Des conseillers expérimentés ont été formés pour accompagner les exploitants. Par la suite, un audit de l’exploitation pourra être proposé.

60 à 75 M€ de déficit

Alors que la moisson n’est réalisée qu’à 60 %, la chambre d’agriculture dresse un bilan alarmant. Les rendements chutent par rapport à la moyenne quinquennale de 30 % pour l’orge (45-50 q/ha) et le blé tendre (40 q/ha) et de 20 % pour le colza (20-25 q/ha).

L’organisme consulaire a calculé que ces rendements, combinés à des prix désespérément bas, représentent un déficit de trésorerie de 60 à 75 millions d’euros pour les grandes cultures de l’Indre. « La perte est abyssale et elle sera difficile à combler pour de nombreux agriculteurs. La situation est très préoccupante », ajoute Robert Chaze.

Dans l’Indre, 2 000 céréaliers sont potentiellement touchés. Moins d’un tiers est assuré contre le risque climatique.

Aude Richard

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