Cheveux clairs et barbe de trois jours, Nicolas Tessé, 43 ans, est un autodidacte. « Je n’ai jamais pris de cours de musique mais j’en ai toujours beaucoup écouté et pendant mes années de BTS, à l’ESA d’Angers, j’ai acheté ma première guitare et ai commencé à jouer ».

Depuis, la passion de cet agriculteur -multiplicateur de volailles- installé sur 110 ha dans le sud de la Sarthe n’a pas faibli. Au point de créer un premier groupe pendant ses études, puis un second avec lequel il vient d’enregistrer un album de 11 titres et d'entamer une tournée estivale mi-mai (cf encadré). Cette étape a demandé beaucoup de travail. Mais ce projet, « c’est un rêve d’enfant qui se réalise » évoque Nicolas, lui-même père de famille.

Répétitions à la ferme

Créé à la fin des années 2 000, « Sans Prétention » rassemble six musiciens. « Avec Yohann – à la guitare lui aussi ! – et Fabrice, à l’accordéon, nous nous connaissons depuis la 6 ème. À leurs côtés, il y a également Valentin (chanteur et percussionniste), Cyril (batteur) et Alexis (bassiste). Tous amateurs, ils se retrouvent chaque mercredi soir sur l’exploitation de Nicolas. « On répète dans une ancienne étable, en général pendant deux heures et demie à trois heures ». Baignés dans la chanson festive, ne dédaignant pas la balade et encore moins les mots qui ont du sens, ces passionnés ont aussi le goût de l’amitié. « Quand on a démarré, c’était surtout histoire de s’amuser entre copains. Et puis, peu à peu, on nous a demandé de jouer dans des fêtes, des bars, etc. ».

« Quand on a démarré, c'était surtout histoire de s'amuser entre copains »

En 2020, en plein confinement, la formation publie un premier clip sur la plateforme Youtube. « Cette chanson a le même titre que notre groupe. Elle dit qui nous sommes, ce que nous faisons dans la vie et notre état d’esprit ». L’entrée en scène de « Sans Prétention » est réussie avec, à ce jour, plus de 3 millions de vues. Depuis, le groupe a écrit d’autres textes, composé d’autres musiques qui viennent nourrir son album. La marque de fabrique de Nicolas et ses copains, ce sont les refrains qui se fredonnent comme dans « Ma Blonde », « Alors valsons » ou bien encore « On s’en fout, tous debout ». « Nous sommes là pour apporter de la bonne humeur, de l’entrain » confirme l’éleveur, auteur de plusieurs de ces textes.