L’année 2016 a été « catastrophique » écrit l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française) dans un communiqué de presse du 22 septembre 2016. La récolte de miel représente environ de 9 000 tonnes (t). Jusqu’à présent, les 10 000 t de l’année 2014 étaient considérés comme la pire récolte française.

Les conditions climatiques qui ont vu se succéder pluies abondantes puis sécheresse et vent du Nord ont directement touché la production de miel Dans les grandes régions productrices du Sud, les récoltes chutent de 60 à 80 %, estime l’Unaf. Les bilans de 2016 de miels de colza, lavande, thym et acacia sont médiocres ou nuls sur la majorité de l’Hexagone. Seul le miel de bruyère semble surnager en 2016.

Reconnaître la calamité agricole en apiculture

Face à cette situation, l’Unaf a adressé une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture pour demander un soutien conséquent à la filière. « Il n’est pas question de bénéficier de “mesurettes”, comme le Fonds d’allègement des charges que vous aviez mis en place pour répondre déjà aux faibles récoltes de 2013 qui n’a aucunement répondu aux besoins et aux attentes des apiculteurs, ou comme le dispositif d’aides aux apiculteurs des Pyrénées ayant été victimes de mortalités aiguës », annonce Gilles Lanio, le président du syndicat.

La demande principale de l’organisation apicole est la reconnaissance de l’état de calamité agricole pour leur activité. Elle demande aussi une aide au financement des cotisations sociales et de certaines charges structurelles, ainsi qu’une aide exceptionnelle à la ruche pour les apiculteurs détenteurs de plus de 50 ruches. D’autre part, l’Unaf presse le ministère de verser le plus rapidement possible les MAEC 2015 et 2016 (mesure agroenvironnementale et climatique) afin que les apiculteurs puissent reconstituer leurs essaims, ruches et divers matériels.

T.D.