Après les associations de défense des animaux, c’est au tour de l’humoriste Rémi Gaillard de réaliser une vidéo à charge contre l’élevage laitier, qu’il a partagée sur son compte Facebook. Là où le comique ne fait plus rire du tout, c’est dans la portée que peut avoir ce montage grâce aux abonnés de sa page Facebook. La vidéo approchait le million de vues six heures après sa mise en ligne. De quoi brouiller un peu plus l’image de l’agriculture et de l’élevage dans la tête des consommateurs.

Discréditer une profession en créant des clichés

Le concept est simple. Prendre des morceaux de vidéos réalisées dans plusieurs exploitations laitières, ajouter des commentaires sur un ton humoristique et décontracté, créer des clichés sur une profession et mettre en porte-à-faux 99 % des éleveurs qui font bien leur métier. Un procédé qui pourrait être reproduit pour de nombreuses professions. Filmer des vaches dans le noir ne veut pas dire qu’elles sont dans l’obscurité continuelle, mais peut-être qu’il fait nuit… Une raison supplémentaire pour les éleveurs de continuer à communiquer sur la réalité de leur métier.

De nombreux commentaires prennent la défense de l’élevage

Heureusement, tous les abonnés ne sont pas dupes. « C’est normal que quand la nuit tombe, les vaches soient dans le noir », commente l’un d’eux. « Vraiment déçu… ! Autant tes caméras cachés ou autres vidéos me plaisaient, mais là ça devient du grand n’importe quoi ! Tu veux faire le buzz en balançant des images chocs et en tapant sur une agriculture française qui se meurt déjà, alors qu’en prime, tu n’y connais rien du tout dans le milieu ! », ajoute une autre.

Rémi Gaillard prêt à visiter une ferme

« Tristement ridicule, fatiguant cette désinformation. Un seul exemple, la traite robotisée n’est pas de la maltraitante au contraire puisque le principe est que la vache va se faire traire quand elle a envie et autant de fois qu’elle le souhaite », explique un troisième.

L’humoriste semble d’ailleurs entendre le message des éleveurs. « Si j’avais reçu des images de votre ferme ou visiblement ça se passe bien, j’avoue que je ne les aurais pas partagées. Pour moi ça aurait été la normalité », répond-il à l’un d’entre eux. Il accepte également l’invitation d’un autre qui lui propose de venir visiter sa ferme.

T.D.