La dernière note de conjoncture Agreste, publiée mercredi par le ministère de l’Agriculture, évoque un repli des abattages totaux de bovins : moins 1,4 % en têtes et 1,1 % en poids, en août, par rapport à 2015.

Cependant, avec plus de 180 000 têtes, le nombre de vaches et génisses abattues dépasse de 2,2 % le niveau de l’an passé. Les abattages progressent pour les laitières comme pour les allaitantes.

Ce sont donc les taurillons qui font reculer les abattages totaux. Les chiffres se replient de 7,7 % en têtes et de 6,9 % en poids. « La baisse des effectifs dans les exploitations en est à l’origine », estime le ministère.

Quant aux veaux de boucherie, ils sont moins nombreux dans les abattoirs, de 1,8 % en têtes et de 2,4 % en poids. « À près de 143 kg/carcasse, le poids moyen des animaux abattus baisse légèrement », note le ministère. Le cours moyen poursuit sa baisse saisonnière et se situe légèrement au-dessous du niveau de l’an dernier.

Toujours au mois d’août, les cours des vaches restent à des niveaux très inférieurs à ceux de 2015. Ils pèsent sur les prix de l’ensemble des autres catégories de bovins. D’habitude, en été, le cours des vaches et des jeunes bovins atteignent un pic. Mais cette année, le tarif moyen de la vache O affiche 3,10 €/kg carcasse, un chiffre quasiment constant depuis mars. Il est inférieur de près de 13 % au cours moyen d’août 2015. Même tendance pour la vache R, avec un prix en retrait de 43 centimes.

Du côté des jeunes bovins, le cours affiche à 3,58 €/kg carcasse, inférieur de près de 5 % à celui de 2015. Le ministère explique cette dégradation par la baisse de la demande intérieure et la concurrence liée à la hausse des abattages de femelles de plus de 24 mois.

Moins 25 % d’exportations de broutards

Du côté de la production, en juillet 2016, le nombre de bovins progresse de 1 %, avec près de 354 000 têtes. C’est la conséquence de la hausse des abattages totaux de bovins sur la période. « Bien que peu élevées, les exportations totales de bovins finis reculent de plus de 5 % », complète le ministère. Les envois vers l’Union européenne sont en retrait, celles vers les pays tiers sont plus élevées. S’agissant des broutards, avec près de 66 000 têtes, les exportations totales dégringolent de 25 % par rapport au niveau de 2015.