Au cours des deux dernières années, une majorité de Français affirment avoir de plus en plus adopté des comportements dits « durables », c’est-à-dire qui permettent de réduire l’impact social et environnemental de leur alimentation.

Ainsi, 71 % disent consommer des produits bons pour la santé, 70 % privilégient les produits régionaux ou issus de circuits courts, 67 % essaient de réduire la quantité de nourriture qu’ils jettent et 62 % passent plus de temps à cuisiner eux-mêmes.

Près d’une personne interrogée sur deux déclare consommer de plus en plus de produits ayant un faible impact sur l’environnement (47 %), ou garantissant un juste revenu au producteur (44 %). Réponses paradoxales car les Français continuent majoritairement de se décider en fonction du goût et du plaisir pour leurs achats alimentaires (56 %) et du prix (55 %).

Mais une grosse majorité se disent prêts à aller beaucoup plus loin dans un grand nombre de domaines, en particulier dans le « consommer local », réponse à la crise de confiance dans les produits alimentaires.

Les pesticides, principale préoccupation des consommateurs

75 % se déclarent prêts à consommer au maximum des aliments produits à côté de chez eux, 68 % à boycotter des marques montrées du doigt par des associations auxquelles ils font confiance et 68 % à acheter plus souvent des fruits et légumes présentant des défauts ou abimés, afin de réduire le gaspillage alimentaire.

53 % seraient prêts à réduire leur consommation de viande à une ou deux fois par semaine (contre 29 % de non, et 18 % qui le font déjà).

Le prix constitue néanmoins le frein de loin le plus important à l’achat de produits issus d’une agriculture dite responsable (83 % des personnes).

À la suite de différents scandales alimentaires, les Français sont une majorité (57 %) à s’inquiéter de la qualité des produits alimentaires qu’ils consomment, contre 43 % qui se disent confiants.

La principale préoccupation des consommateurs porte sur les pesticides, cités par 43 % des répondants. La hausse des prix arrive en deuxième position (27 %) devant l’utilisation des arômes artificiels et édulcorants (26 %) et l’épuisement et la dégradation des ressources naturelles (26 %).

Le sondage a été réalisé par internet auprès de 1.022 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus entre le 30 septembre et le 4 octobre.

AFP