Manger de tout un peu. Ce leitmotiv souvent martelé par les nutritionnistes s’illustre dans une étude de l’Inra publié le 17 novembre 2016. L’institut montre qu’un régime riche en antioxydants permettrait de réduire le risque de cancers du sein liés au fer héminique des produits carnés. Ces antioxydants se trouvent dans une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, explique l’Inra. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé en 2015 la consommation de charcuteries comme cancérigène et celle de viandes rouges comme probablement cancérigène.

Plus de fruits et légumes pour les gros mangeurs de viande

En conséquence, les auteurs de l’étude proposent « d’augmenter la part des antioxydants dans le régime, notamment sous forme de fruits et légumes » pour les 25 % de la population française qui consomment plus de 500 g de viande rouge par semaine.

L’équipe Toxalim, qui a réalisé cette étude, avait déjà publié une étude effectuée sur des animaux. Elle avait alors montré que l’ajout de calcium permettait de réduire les conséquences du fer héminique de la viande bovine et de la charcuterie sur l’apparition de cancer. La même équipe avait obtenu des résultats similaires concernant le cancer du côlon auprès d’un échantillon de 100 000 Françaises volontaires.

T.D.