La production française d'aliments composés, avec 1,69 million de tonnes en novembre 2009, est restée pratiquement stable (-0,2 %) par rapport à novembre 2008, avec toutefois un jour ouvré de plus, selon les chiffres publiés, mardi, par les organisations représentant les industriels privés (Snia) et les coopératives (Coop de France nutrition animale) du secteur.

« Les baisses observées en bovins (-3,7 %) et en porcs (-1,2 %) sont en nette atténuation par rapport à celles observées lors des mois précédents et sont en grande partie compensées par la hausse d'activité en aviculture (+2,7 %), commentent-elles. Cette dernière résulte essentiellement de la reprise d'activité en poulet de chair (+10,5 %), pour le sixième mois consécutif. »

Sur les 11 premiers mois de l'année 2009, la baisse globale d'activité globale est de 6,3 %. La production d'aliments pour porcs recule de 6,5 %. En volailles, le repli par rapport à la même période de 2008 est de 3,9 %.

Le Snia et Coop de France indiquent par ailleurs que sur les cinq premiers mois de la campagne 2009-2010, de juillet à novembre 2009, les fabricants d'aliments « ont utilisé près de 8 % de céréales de moins que lors des cinq premiers mois de la campagne précédente, en cohérence avec la baisse de leur production ». Cette tendance concernent toutes les céréales à l'exception du triticale, précisent-ils.

Sur l'ensemble de la campagne, les utilisations de blé devraient progresser à 5,4 millions de tonnes (+4 %) au détriment de celles de maïs qui devraient revenir à 2,6 Mt (-25 %), tandis que celles d'orge devraient rester stables à 1,6 Mt. Les utilisations de triticale quant à elles devraient battre un nouveau record avec 600.000 tonnes.

« Les fabricants d'aliments composés pour animaux utilisent près de 11 millions de tonnes de céréales par an, ce qui en fait les premiers utilisateurs sur le territoire national », rappellent-ils. Les céréales représentent environ 50 % des matières premières utilisées en alimentation animale auxquels il faut ajouter près de 11 % si l'on intègre les coproduits des industries céréalières.