En alimentation animale, il est déjà bien connu que l’algue rouge Asparagopsis taxiformis permet de réduire les émissions de méthane des bovins d’environ 50 %. Une nouvelle étude américaine vient donner une nouvelle ampleur à cette source d’alimentation.

En effet, selon les auteurs de l’étude, si l’algue est distribuée aux bovins à la bonne dose et sous la bonne forme, c’est-à-dire mélangée à de la mélasse et de l’eau, elle pourrait permettre de réduire de 80 % des émissions de méthane sans pour autant impacter les performances laitières ou la qualité bouchère des animaux.

Les principales innovations relevées par cette étude sont de nature technologique et concernent l’assimilation de l’algue dans la ration.

> À lire aussi : Bonnes pratiques environnementales, des rations pour réduire le méthane émis par les laitières (14/04/2021)

Un programme d’étude français

Cette algue est disponible en Australie mais pas en France. Cependant, parallèlement à cette étude, le programme Meth’algues a été mis en place en France par l’Institut de l’élevage, le Centre de valorisation des algues (Ceva), l’UMR Pégase du centre Bretagne-Normandie de l’Inrae, le groupe Roullier, entreprise d’alimentation animale et la ferme expérimentale des Trinottières (chambre d’agriculture des pays de la Loire).

Ce programme de recherche vise à faire l’inventaire des algues disponibles en France et dans le monde qui pourrait avoir le même effet sur les bovins et à en projeter l’utilisation dans les élevages français pour réduire la production de méthane.

Les premiers résultats applicables à grande échelle sont attendus pour 2023.

Renaud d’Hardivilliers
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

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