« Nous avons en effet un souci avec ces dossiers », commente Olivier Allain, vice-président de la Région Bretagne, en charge de la commission de l’agriculture. Dix-sept exploitants agricoles bretons sont en attente, depuis 2015, du versement de leurs aides bio. Ils ont en commun d’être passés en agriculture biologique en 2016, après un contrat MAEC (mesure agroenvironnementale et climatique).

« À l’origine, nous avons voulu faciliter les choses pour ces agriculteurs. C’est nous qui leur avons conseillé ce passage des MAEC à une conversion bio, puisque leur système remplissait les conditions. Cela leur permettait d’obtenir une aide plus importante qui leur revenait. Seulement, quand on a pris cette décision, on était loin de penser que cela générerait un tel bazar. »

En Allemagne, des autorités de paiement en concurrence

Olivier Allain dément l’absence de fonds pour ces dossiers. « Ils existent. C’est un problème de logiciel qui persiste et qui ne nous permet pas leur versement. Je ne suis pas compétent pour dire qu’il s’agit d’un bug informatique. Mais je vois que cela ne fonctionne pas bien en effet. En Allemagne, ils mettent en concurrence les autorités de paiement. Et ça fonctionne bien. Ici, le centralisme pose question. C’est juste anormal de voir depuis 5-6 ans les retards de paiement survenus. »

Le vice-président de la Région Bretagne assure que tout est entrepris afin que ces 17 agriculteurs soient payés le plus vite possible, « mais ça n’est pas de notre ressort, ajoute-t-il. Les dossiers sont gérés par l’ASP [NDLR., Agence de services et de paiement], donc on est totalement dépendant des difficultés liées à l’ASP. »

Rosanne Aries