« Le ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, estime le syndicat dans son communiqué publié le 15 octobre 2018, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’autorenouvellement ne pourraient être assez robustes. » Pour le syndicat, si l’enveloppe accordée par ministère montre une prise en compte du problème, la mise en pratique laisse donc à désirer.

Une aide mal aiguillée

Le fléchage de l’aide serait erroné, dénonce le syndicat, puisque, « cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis ». Au lieu de rembourser uniquement les achats de nouveaux essaims, les trois millions auraient dû permettre de financer l’élevage de reines et la division d’essaims hivernés par les apiculteurs eux-mêmes.

Les annonces officielles conduisent le syndicat à s’interroger sur la direction souhaitée pour le secteur. « Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicultrices et apiculteurs […] à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ? »

Le syndicat confie donc une nouvelle tâche au ministre fraîchement nommé : redéfinir un modèle plus durable pour l’apiculture.

Ivan Logvenoff